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Dysmorphisme sexuel chez les reptiles

Pores fémoraux iguane vert - 11.3 ko
Pores fémoraux iguane vert

Chez les lézards, le dysmorphisme sexuel est représenté par un ensemble de signes extérieurs distinctifs, signes qui apparaissent au fur et à mesure que l'animal se développe.

En effet, sur les serpents il est possible de pratiquer l'éversion, procédé qui permet de mettre en évidence la présence ou non d'hémipénis (organes génitaux mâles) et qui est exécuté très jeune ; ou le sondage, qui consiste à faire pénétrer une sonde dans le conduit génital du reptile, pour en mesurer la profondeur. Les deux pratiques, de l'éversion et du sondage, sont très délicates, et dangereuses si elle ne sont pas faites par un spécialiste ; et elles sont les deux seules méthodes sûres qui permettent de connaître le sexe d'un serpent (voir article sur le sexage du boa).

Par contre, en ce qui concerne les lézards, l'éversion n'est pas praticable, et le sondage n'est absolument pas fiable. Le seul moyen de connaître le sexe de la plupart des lézards est de repérer, à partir d'un certain âge, s'il y a des pores (petits trous) fémoraux ou pré-anaux, et de comparer le développement de la crête, des couleurs, etc. : ce sont ces signes extérieurs distinctifs qui constituent le dysmorphisme sexuel. Les mâles sont ainsi presque toujours différents des femelles : plus colorés, plus gros...

Pour cet iguane, photo en haut, aucun doute, il s'agit d'un jaune mâle, qui d'ailleurs, a un caractère particulièrement viril ! Notez également la base de la queue plus épaisse qui cache les fourreaux et les hémipénis qui y sont logés. Pas de doute : ce jeune iguane est un mâle.

Sur la photo ci-dessous, on voit bien les pores fémoraux de ce lézard (Gerrhosaurus Flavigularis), et même une sorte de cire qui s'en écoule, solide. Tout ceci n'est que le résultat d'une activité hormonale normale : cet écoulement sert par exemple à marquer le territoire de l'animal.