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THERAPHOSA LEBLONDI

ATTENTION : les mygales ne sont pas mortelles ! Cependant, elles possèdent toutes un venin qu'on ne peut retirer à moins de les mutiler mortellement. Elles ont en effet besoin de leur venin pour immobiliser et prédigérer leurs proies, c'est pourquoi il ne faut pas penser (et croire un vendeur sans scrupules) que le venin a été retiré pour rendre la mygale inoffensive ! Certaines espèces sont munies d'un venin assez efficace qui peut faire passer à la victime de très mauvais moments ! Lisez donc attentivement les fiches de chaque espèce. Mais à l'inverse, il ne faut pas tomber dans la psychose : on peut possèder des araignées en agissant de façon responsable, avec une espèce qui correspond à votre niveau d'expérience.

C'est l'une des premières mygales décrites, découverte par Leblond, et décrite ensuite en 1804 par Latreille sous le nom de Mygale blondi. Découverte par Leblond, nous l'appellerons ici Theraphosa Leblondi.

Description : Il s'agit aujourd'hui de la plus grande mygale connue au monde, même si elle n'est pas forcément "la plus grosse", en fait, puisque certains spécimens de Lasiodora Parahybana par exemple peuvent la dépasser ou en tout cas l'égaler sans problème !

C'est une mygale impresssionnant, de par sa taille et sa stature imposante, mais aussi de par son caractère pas toujours facile, et ses déplacements quelque peu lourds dans le sens où cette mygale devient lourde et donc beaucoup moins discrète quand elle se déplace.

Sinon, en dehors de sa taille, elle a un aspect des plus communs, sans couleur particulière autre que le brun et le noir, avec parfois des stries (chez les plus grosses) blanches à rosées sur les patella. Le male ressemble à la femelle, est gros lui aussi, mais possède de gros bulbes copulateurs très développés qui le distinguent bien. Par contre, et faisant exception à la règle, il ne possède pas d'ergots tibiaux.

Cette mygale, de Guyane et Brésil, est agressivé, et très urticante en plus. Nous la déconseillons au débutant car elle est- imprévisible, très rapide malgré sa taille, et peu mordre très fort et très efficacement ! Les soies urticantes sont quant à elles très efficaces et dissuasives !

Sensible au stress et au manque d'humidité, elle peut rater sa mue et mourir si vous ne faites pas attention. D'ailleurs, c'est l'une des difficultés majeures de l'après naissance des petits, qui, souvent, ne réussissent pas leur première mue qui les sort du stade larvaire. Le soucis c'est que les specimens sont gros et lourd, et il faut vraiement que tout soit réuni pour que sa vie soit longue et sans problème.

Nous attirons votre attention sur le fait que, malheureusement, cette espèce est encore aujourd'hui prélevée dans la nature !! En effet, la chasse, qui a lieu le plus souvent à l'essence, est encore réalisé en Guyane et Brésil, pour les touristes peu scrupuleux ou les animaleries douteuses se moquant des conséquences sur leur survie en nature. Ce comportement est inacceptable alors que cette espèce est largement et heureusement reproduite de par le monde.

Accouplement : Il n'est pas difficile et la femelle se laisse généralement faire. C'est le mâle qui est le plus à craindre car assez stressé. 3 à 6 mois après l'accouplement, la femelle fait son cocon, et l'incubation durera 7 à 12 semaines.
- Au bout de 6 semaines, nous conseillons de retirer la femelle, et de laisser le cocon dans le terrarium, où il doit être en contact avec la toile-nursery qu'a fabriqué la femelle. En effet, cette toile va être utile aux jeunes pour effectuer leur première mue, ainsi suspendus. Il y aura presque toujours une cinquantaine de mygalons, rarement plus de 100 en tout cas.

Maintenance : Les mygales comme les reptiles, sont poïkilothermes, c'est à dire qu'elles ne peuvent vivre de façon prolongée à des températures trop basses, même si elles sont plus résistantes que les reptiles à priori. Seront nécessaires une hygrométrie égale à 80-90%, avec un réservoir d'eau peu profond et vaste (dans la nature cette espèce vit prés des cours d'eau, où il fait plus frais et plus humide), et des températures de 20°C la nuit et 2é-24°C le jour, avec un gradient thermique si possible qui lui permettra de bénéficier de plusieurs températures dans son habitat : vous verriez alors qu'elle affectionne la chaleur, pour passer la plupart de son temps prés du point le plus chaud. Préférez un chauffage par cordon chauffant (ou plaque chauffante), que vous mettrez si possible à l'extérieur du terrarium, sur une paroi, pour éviter les accidents (brûlures ou sècheresse excessive de l'installation). Si le cordon n'est pas très puissant, vous pouvez le disposer à l'intérieur, mais toujours sur une paroi plutot qu'au sol. Comme les mygales ne demandent pas des installations très spacieuses, il est nécessaire de ne pas mettre de chaleur par le sol, car vous ne pourriez éviter que l'ensemble du substrat, dans tout le terrarium, soit chaud (trop chaud), aidant ainsi le développement rapide et incontrôlable des parasites. En substrat, préférez la tourbe de sphaigne, qui engendre un nombre de parasites négligeable : vous pourrez ainsi le changer 2 à 4 fois par an seulement, si vous entretenez régulièrement l'habitat de la mygale (retirer les restes de repas par exemple). Vous pouvez aussi utiliser certains substrats pour reptiles qu'il faudra changer plus souvent.

Les mygales ont besoin d'un cycle normal jour/nuit.

Nourriture : Insectivore, carnivore (grillons, criquets, blattes, souris). Attention trop de souris peuvent la tuer !

En résumé :

- Caractère : rapide et irrascible, urticante et imprévisible.
- Origine : Guyane, Brésil
- Moeurs : terricole
- Biotope : Tropical
- Taille adulte :20-25 cm
- Esperance de vie : 15 ans
- Nourriture adaptée : insectes

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Juvénile en train de "mastiquer" 2 asticots

L'aspect des jeunes est très plumeux, et l'envergure large - 9.7 ko

L'aspect des jeunes est très plumeux, et l'envergure large