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Les facteurs climatiques en terrario

La température est primordiale chez un reptile !

Afin de gérer au mieux cette température, il faut toujours garder à l'esprit les principes de base suivants :

Le chauffage doit permettre à l'animal d'atteindre sa TMP (température moyenne préférentielle, sous laquelle le reptile est au mieux). Cet elément est variable selon l'espèce concernée. Par exemple la TMP de l'Elaphe Mandarina se situera aux alentours de 23°C, alors que celle de Dipsosaurus Dorsalis tournera autour des 40°C ! Deux extrêmes qui demandent des conditions particulières pour les atteindre, car les manières de chauffer seront différentes.

Sur la photo ci-dessous, en très gros plan, vous pouvez apercevoir toutes les couleurs arborées par ce lézards ; couleurs qu'il n'aurait pas s'il n'était pas chauffé et éclairé (UVB) de façon adéquat (c'est à dire en tenant compte de l'espèce).

Pour répondre à cet objectif, on aménage un coin chaud où règne une température égale à TMP + 2°C et une zone plus fraiche, ce qu'on appelle le gradient thermique. En règle générale, et pour la majorité des espèces de reptiles, une zone chaude à 30°C et une zone fraiche à 25°C conviennent. Bien entendu, il existe des variantes aussi nombreuses que le nombre d'espèces particulières captives, et des exceptions qu'il faut connaitre, mais cette fourchette est valable pour de nombreuses espèces.

Cette différence de température pendant la journée peut être obtenue en plaçant un spot dans un coin ou tout au moins dans 1/3 du terrarium, de manière à ce que cette zone soit plus chaude. POur certaines espèces, on placera plutôt un câble ou une plaque chauffante dans cette zone, pour éviter une brûlure au spot. Alors se fera naturellement le gradient thermique et l'autre bout du terrarium sera plus frais.

Il faut également reproduire les fluctuations thermiques entre le jour et la nuit. Ces variations peuvent être extrêmement marquées en milieu désertique, faibles en milieu tropical, voire nulle pour des espèces fouisseuses. Si l'on ne respecte pas ces variations, en laissant par exemple à température constante un animal qui subit dans son milieu d'origine de grandes fluctuations, on risque d'aboutir à des dérèglements thyroïdiens, parfois irréversibles, avec des conséquences graves : anorexie, amaigrissement, perturbations de la mue, etc.

La durée des cycles sera en période d'activité (été) de 14 heures de jour, contre 10 heures de nuit. Ceci concerne de nombreuses espèces mais pas toutes, rappelons-le. En principe, la température nocturne sera abaissée aux alentours de 20°C pour les espèces désertiques, contre 24°C pour les espèces vivant en forêt humide, et 22°C pour une grande partie des espèces nord-américaines.

L'hygrométrie, c'est à dire le pourcentage d'eau contenu dans l'air ambiant a également une grande importance pour la santé des animaux. Une mauvaise hygrométrie peut engendrer des problèmes graves. Texte en partie écrit par Philippe Gérard, "Le Terrarium", Editions Animalia.